Altesse et avenir : défis, espoirs et authenticité
Le cépage reste rare : à l’échelle française, l’Altesse ne représente que 0,06 % du vignoble national (source CIVS). Face aux menaces du changement climatique, il fait preuve d’une belle résilience. Sa capacité à préserver l’acidité et son bourgeonnement tardif limitent les risques de gel printanier.
Plusieurs domaines travaillent d’ailleurs en sélection massale, réimplantant de vieux ceps pré-phylloxériques : une démarche saluée par les amateurs de vins de lieu, comme en témoignent les cuvées “Altesse Vieilles Vignes” du domaine Grisard ou les Lieux-Dits chez Dupasquier.
Ajoutons que l’Altesse devient un terrain d’expérimentation pour :
- La culture bio et biodynamique, bien adaptée au climat alpin aéré.
- Des vinifications naturelles : levures indigènes, macérations pelliculaires, amphores…
- Des vins de voile, à la manière du Jura, rarissimes mais bouleversants (c.f. Jacques Maillet, Cuvée Autrement).
L’Altesse, autrefois discrète, incarne ainsi la vitalité retrouvée des vins d’altitude. Entre rareté, précision et émotion, elle offre aux amoureux des vins vivants une partition singulière, expression à la fois d’un terroir intransigeant et d’une histoire toujours en marche.