Pourquoi tant de différences… et quelles perspectives ?
Si la génétique lie indéfectiblement la Mondeuse noire à sa sœur grise, ce sont le terroir, le climat, la main–et parfois l’obstination–de l’homme qui ont tracé deux chemins. L’une s’est imposée pour sa vigueur, sa complexité et sa force identitaire ; l’autre, à force de disparaître, gagne le statut de perle rare, de souvenir vivant d’un paysage viticole plus riche et protéiforme.
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Pour l’amateur : Déguster Mondeuse noire et Mondeuse grise côte à côte, c’est saisir la puissance du sol savoyard dans ses nuances les plus subtiles.
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Pour le vigneron : Replanter la Mondeuse grise, c’est offrir à la Savoie un fil de mémoire, une singularité précieuse dans un monde du vin souvent uniformisé.
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Pour la région : Reconnaître et valoriser les deux Mondeuse, c’est s’armer pour répondre à la quête mondiale de vins authentiques, digestes, au plus près du vivant.
Des dégustations récentes aux Compagnons du Vin de Savoie laissent entrevoir de belles perspectives, à condition de protéger la biodiversité, d’intégrer la Mondeuse grise dans le cercle des AOP et de continuer à raconter–bouteille après bouteille–l’incroyable diversité des vignobles alpins.
Sources consultées dans la rédaction :
Vitis International Variety Catalogue (www.vivc.de), INAO, Comité Interprofessionnel des Vins de Savoie, J.-M. Boursiquot (ampélographie), “Les Cépages de Savoie” de P. Roux (éditions La Fontaine de Siloé, 2018), Association Vignes de Savoie, dégustations collégiales 2022-2023.