Géologie et histoire des hommes : transmission et diversité
L’histoire des sols d’Arbin et de Montmélian est aussi celle des familles vigneronnes. Les plus anciennes planches sont léguées de génération en génération, les bons coins de marnes “noires” s’arrachent dans les successions, tant ils sont réputés donner les plus beaux jus de Mondeuse (voir “Les vins de Savoie, F. Chevallier, Actes Sud, 2015”).
Au XIXe siècle, certains domaines cartographiaient déjà leurs sols pour mieux comprendre la mosaïque invisible qui sous-tend la qualité de chaque millésime. Aujourd’hui, les initiatives de l’ODG Savoie (“Organisation de Défense et de Gestion”) intensifient l’étude des trajectoires hydriques et minérales des sols de la région pour adapter encore les pratiques agricoles au dérèglement climatique et préserver la singularité des vins (source : ODG Savoie, rapport 2021).
Un écosystème à explorer : la microfaune du sol savoyard
Les sols de ces coteaux, vivants et complexes, hébergent une diversité biologique précieuse. Lombrics, collemboles, micro-organismes participent à l’aération, à la minéralisation et à la fertilité. Les pratiques de bio ou de lutte raisonnée, monnaie courante sur les exploitations d’Arbin/Montmélian (plus de 50 % des surfaces sont en viticulture biologique ou HVE – sources Chambre d’Agriculture de Savoie 2022), renforcent cette vitalité du sol, moteur de vins expressifs et typés.