Portrait du Dousset, identité et arômes fugaces
Le Dousset, parfois confondu avec le Douce noir, est pourtant bien distinct : il donne des grappes petites, serrées, à baies violettes, sur des sols de schistes et d’argiles calcaires. En bouche, les témoins de l’époque rapportent une fraîcheur vive, ancrée dans la minéralité, avec des notes évoquant la myrtille sauvage et la violette sèche : un vin de montagne, franc, presque abrupt, peu apte à de longs vieillissements mais précieux pour sa typicité sauvage.
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Caractéristiques ampélographiques : feuilles petites, lobées, à sinus peu marqués, grappes compactes.
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Maturité : précoce à mi-saison, sensible à la pourriture grise.
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Rendements naturels : historiquement faibles (25-30 hl/ha), participant à sa marginalisation.
Le Dousset a longtemps été utilisé comme pièce d’assemblage, apportant nervosité et couleur dans des assemblages rouges ou rosés à base de Mondeuse ou de Gamay, comme en témoignent plusieurs inventaires de vignerons du secteur entre 1885 et 1930 (source : Archives Départementales de la Savoie, fonds Pierre Bouvier).