Anecdotes et rencontres : les voix du vignoble
À Arbin, certains vieux ceps portent en eux la mémoire des familles. Les descendants de Pierre Grisard, pionnier de la réintroduction du Persan dans les années 1980, racontent comment des pieds oubliés ont été retrouvés dans des haies, parfois confondus avec des sauvageons, avant d’être multipliés en vue d’une réhabilitation.
Les vendanges du Joubertin restent confidentielles, presque cérémonielles : quelques seaux, portés à la main, vinifiés à part dans un coin de cave, partagés surtout entre amis ou au cours de fêtes villageoises.
Arbin est aussi l’un des rares villages où la diversité n’est pas qu’un slogan mais une réalité vivace. Ainsi, dans certains assemblages improvisés, peut-on encore croiser une trace de Verdesse ou de Bia blanc, preuve qu’ici, plus que jamais, la mémoire du vin est collective.